L'album Oxygène (1976) de Jean-Michel Jarre est une œuvre fondatrice de la musique électronique1. Ses textures sonores uniques, à la fois spatiales et organiques, proviennent d'une sélection extrêmement précise d'instruments matériels utilisés dans son appartement parisien2. Si vous cherchez à capturer cette magie analogique et à recréer ces paysages sonores légendaires dans vos productions actuelles3, voici l'histoire des machines originales et notre sélection des meilleures émulations virtuelles (VST) disponibles.
Ce synthétiseur semi-modulaire analogique a été exploité pour la création d'effets sonores complexes et de basses profondes4. Selon Jarre, cet instrument était "fabuleux pour créer des séquences de noise, des rythmiques, des effets de goutte d'eau ou des sons évolutifs"5. Sa polyvalence de patch et son filtre au grain particulier, préféré à celui du Moog par le compositeur5, en ont fait l'une des pièces maîtresses du studio6. L'instrument est d'ailleurs crédité sous le nom "A.R.P. Synthesizer" sur la pochette7.
Souvent surnommé "The Putney", ce synthétiseur modulaire britannique est dénué de clavier classique intégré (celui-ci étant optionnel) et utilise une matrice à broches pour le routing8. Ses oscillateurs instables et son joystick permettent de générer des modulations aléatoires9. Jarre le décrit comme son outil principal, aux côtés d'un orgue Farfisa et de deux Revox, pour produire des sons bruts et des effets spatiaux10.
Version "valise" et portable du Synthi A (un instrument proche du VCS3)11, le Synthi AKS se distingue par son petit clavier intégré de deux octaves12. Il dispose également d'un séquenceur primaire de 256 événements13. Cet outil a été utilisé par Jarre spécifiquement pour créer des séquences désynchronisées qui parcourent l'œuvre13.
Le Mellotron lit des échantillons d'instruments acoustiques enregistrés sur des bandes magnétiques linéaires individuelles pour chaque touche14. Ses banques sonores ont permis d'ajouter des chœurs et des cordes qui se mêlent parfaitement aux oscillateurs analogiques15. L'instrument est officiellement crédité sur la pochette de l'album16.
Sorti en 1974, c'est l'un des premiers synthétiseurs à proposer la synthèse additive via une approche hybride additive/analogique17. Il produit des timbres clairs et brillants18. Jarre l'a notamment utilisé pour créer le son du chorus du célèbre "Oxygène Part 4" ainsi que la séquence de la "Part 5"19.
Cet orgue électronique de salon néerlandais est à l'origine des fameuses nappes de cordes ("strings ensemble") chaleureuses qui définissent le son de l'album20. Jarre le considérait d'ailleurs comme un instrument très important, générant "les plus beaux sons de cordes que l'on puisse imaginer"21. Le son était souvent traité par un effet de phaser (notamment l'Electro-Harmonix Small Stone MK1), et parfois flanger sur certaines parties, pour accentuer l'effet de balayage tourbillonnant22.
Un orgue à transistors italien utilisé par Jarre dès ses débuts pour soutenir la structure harmonique de l'album avec ses sonorités très caractéristiques23. Il est crédité sous le nom "Farfisa Organ" sur la pochette24.
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La boîte à rythmes analogique reconnaissable sur le tube "Oxygène Part 4"25. L'une de ses grandes spécificités techniques était la possibilité de presser plusieurs boutons de presets rythmiques simultanément26. Pour y parvenir, Jean-Michel Jarre avait modifié son exemplaire en utilisant du scotch afin de combiner plusieurs motifs en même temps, créant de nouveaux motifs rythmiques hybrides.
Une boîte à rythmes italienne extrêmement rare et en avance sur son temps27. Elle proposait une programmation inédite par l'intermédiaire de cartes perforées ou de boutons-poussoirs pour construire des séquences percussives complexes à la volée28. Elle est créditée sous le nom "Rythmin' Computer" sur la pochette de l'album29.